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Un détour par l’ACID

Benoît Forgeard est surtout connu pour ses courts et ses moyens métrages tels qu’Antivirus, ou son émission l’Année Bissexuelle, animée avec Bertrand Burgalat. Des objets étranges, dont le comique absurde repose sur des floppées de gags flottant dans des décors éthérés. Une attente, donc, que ce Gaz de France, s’annonçant comme une comédie futuriste célébrant les noces légitimes entre le non-sens et le discours politique. 2020, le président français joué par Philippe Katerine est au plus bas dans les sondages. Pour redresser la situation, son parolier et conseiller spécial réunit en cellule de crise des “profils atypiques”. Le film commence fort, avec une émission télé qui tourne à l’humiliation absolue pour le président : un moment de gêne élastique, qui prend fin après une chanson improvisée au synthé par Philippe Katerine. Les choses se corsent à mesure que le film s’installe dans la durée. Forgeard a le génie des répliques et des situations, moins celui du récit. Gaz de France donne l’impression d’étirer artificiellement le concept initial, quitte à utiliser, pour arriver au format long, des ressorts narratifs qui ne sont pas à la hauteur de la bizarrerie du film.

par Timothée Gérardin
lundi 18 mai 2015

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