Cannes 2010 #9

Carnet des notes

FILM SOCIALISME : 10

UNCLE BOONMEE : 9.9

DES HOMMES ET DES DIEUX : 9.5

LE QUATTRO VOLTE : 8.5

I WISH I KNEW : 8

TOURNÉE : 7.6

HA HA HA : 7.0

ROBIN HOOD : 6.9

LA BELLE ÉPINE : 6.9

UN POISON VIOLENT : 5.7

DRAQUILA : 5

COPACABANA : 5

CHONGQING BLUES : 4

LITTLE BABY JESUS : 2

CARLOS : 2

SOMOS LO QUE HAY : 1.3

COPIE CONFORME : 0

Vendredi 21, samedi 22

HA HA HA
Hong Sang-soo. Un Certain Regard.
7.0

UNCLE BOOMNEE WHO CAN RECALL HIS PAST LIVES
Apichatpong Weerasethakul. Compétition officielle.
Texte ici. 9.9

Mardi 18, mercredi 19

DES HOMMES ET DES DIEUX
Xavier Beauvois. Compétition officielle.
Texte ici. 9.5

CARLOS
Olivier Assayas. Sélection officielle hors-compétition.
Texte ici. 2.0

COPIE CONFORME
Abbas Kiarostami. Compétition officielle.

Copie conforme d’un conte de Kundera. Je n’ai pas l’impression que cela soit écrit dans le dossier de presse, qui dit simplement : scénario et réalisation d’Abbas Kiarostami. Plagiat ? On s’en fout. L’imposture est ailleurs. Magnifiquement éclairé par Luca Bigazzi, ce film habile et malin n’est pas un film, c’est du pipeau. Texte ici. 0.0

COPACABANA
Marc Fitoussi. Semaine de la Critique.
5.0

LE QUATTRO VOLTE
Michelangelo Frammartino. Quinzaine des Réalisateurs.
8.5

LA BELLE EPINE
Rebecca Zlotowski. Semaine de la critique.
6.9

Lundi 17

FILM SOCIALISME
Jean-Luc Godard. Un Certain Regard.
Texte ici. 10

Dimanche 16

I WISH I KNEW
Jia Zhang-ke. Un Certain Regard.
Texte ici. 8.0

Samedi 15

SOMOS LO QUE HAY
Jorge Michael Grau. Quinzaine des réalisateurs.

Un vieux barbu vomit noir devant les vitrines d’une boutique de vêtements. Puis il crève au milieu de la rue, laissant une femme et trois fils, deux frères et une jeune fille, se démerder avec un rite vaguement précolombien comportant un sacrifice et un festin à base de chair humaine. Aux observants de se procurer la proie. Ils ratent un nino de la rue, mais ont plus de chance avec une puta. La mère n’aime pas le goût des putas. Hélas. Il faut tomber plus bas dans l’échelle sociale. Après los ninos et las putas il y a, vous vous en doutez, los maricones.
Vers la fin, j’ai applaudi de désespoir. Le moment était bien choisi : juste après un plan d’intérieur, la cadette traverse le fond de la scène machette à la main et va charcuter un agent de police hors-cadre. On peut avoir un faible pour les gigots policiers commeThemroc. Mais en l’occurrence, ce n’était pas un hourra. Je ne sais pas si ceux qui m’ont suivi ont applaudi au premier ou au second degré. Mais c’est bien la question du film, qui se veut sérieusement drôle, au point d’avoir l’air d’une immense blague. 1.3

LITTLE BABY JESUS OF FLANDRES
Gus Van den Berghe. Quinzaine des Réalisateurs.

Fredéric Boyer, présentant le film à la Quinzaine, dit : ce jeune cinéaste nous plait car il n’a aucune influence. Pourtant, l’histoire des trois mages perdus dans un désert noir et blanc, ici à la Quinzaine, on avait l’impression de l’avoir déjà entendue.
D’ailleurs, Gus Van den Berghe emprunte une certaine pornographie de l’handicapé à Lars von Trier. Ne manque, dans cette fable cinématographique (très) vaguement pasolinienne, aucun des effets visuels de Lynch ou du réalisme urbain des Dardenne. Pas mal d’influences finalement. En revanche, si Boyer pense à Albert Serra, c’est sûr que le Catalan n’exerce aucune emprise sur le Belge. 2.0

Jeudi 13

UN POISON VIOLENT
de Katell Quillévéré. Quinzaine des Réalisateurs.

14 ans, toujours puceau ? Film sur l’adolescence à la française : campagne, famille, curé. Le curé est de loin le personnage plus intéressant du film. Plus que la mère qui l’allume. Plus qu’Anna, l’héroïne. Le seul qui n’est pas réductibles à des schémas psychologiques. Film pas très réussi mais partiellement sauvé par son ironie. Qui se veut classe, fin, raffiné, mais par moments se limite à raconter délicatement des plaisanteries sur les blondes et sur les curés. La Quinzaine a applaudi. 5.7

CHONGQING BLUES
Wang Xiaoshuai. Compétition officielle.

La seule chose intéressante du film est celle que le public semble le moins aimer : le héros. Capitaine de bateau débarquant dans la ville (une ville chinoise d’aujourd’hui, en destruction - reconstruction permanente) comme un cowboy. Et qui pendant tout le film garde une gueule de pierre à la Eastwood. Pour le reste, la Croisette a raison. C’est nul. Lourd comme seul un mauvais film d’auteur sait l’être. 4.0

DRAQUILA
Sabina Guzzanti. Compétition officielle.

Moins fort que le précédent (Le Ragioni dell’aragosta). Le plus terrible antagoniste du film n’est pas Berlusconi. Guzzanti maitrise complètement celui-ci. Ce n’est pas non plus le ministre de la culture Bondi, qui a protesté contre la décision de projeter le film en privant Cannes de sa présence, confirmant ainsi, s’il en était besoin, que la thèse du film (Berlusconi est un dictateur) est fondée. Non, le vrai, c’est Godard qui maitrise bien mieux qu’elle tous les ismes : capitalisme, socialisme, séisme. 6.2

Mercredi 12

ROBIN HOOD
Ridley Scott. Hors compétition.
Film d’ouverture. Plutôt bien dans le genre. 6.9

TOURNÉE
de Mathieu Amalric, Compétition officielle. 7.6
Texte ici. 7.6

par Eugenio Renzi
mardi 25 mai 2010

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