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Festival des Trois Continents 2011

Notes tricontinentales

Mardi 22 novembre – Film d’ouverture

The Day He Arrives
Hong Song Soo – 79’
7.4

Le cadre est familier : un cinéaste au ralenti est de passage dans son Séoul natal pour rendre visite à un vieux copain critique de cinéma. Le retour au bercail lui permet de mesurer une partie de ses échecs. Que ce soit avec sa copine avec qui il vient une nouvelle fois se déchirer, ou la tenancière d’un bar qu’il essaie de séduire (la même actrice interprète les deux rôles). Caractériel et imprévisible, il n’hésite pas à congédier subitement des étudiants qu’il accuse de mimétisme, alors qu’il s’est auparavant incrusté avec eux autour de quelques verres, comme pour tester sa popularité. Chez Hong-Song Soo, il y a toujours un revers à la médaille, The Day He Arrives est un film dramatique déguisé en comédie sentimentale. Le voyage s’avère être un jour sans fin pour Seong-Jun, sorte de Sisyphe condamné à porter le poids de ses erreurs affectives, de ses promesses de cinéma et d’amitiés non tenues. En apparence, c’est aussi un ralentissement par rapport à la grande vitalité de HA HA HA et Oki’s Movie : le noir et blanc, les premières neiges et la répétition des situations évoquent le HSS de La Vierge Mise à Nue par ses Prétendants. Le cadre se fige d’avantage comme au début de l’oeuvre et le zoom est cette fois ci utilisé avec parcimonie. À la manière du Celebrity de Woody Allen, il se conclue sur un gros plan du cinéaste prenant une pose ahurie devant l’appareil photo d’une groupie. Crise identitaire du créateur en panne, et d’un homme dont l’arrogance feinte n’arrive plus à cacher le profond desarroi. Vrais-faux autoportraits, chaque nouveau film d’Hong est l’occasion de revenir dans sa demeure et voir comment il va : ici, l’épisode est hivernal et déprimé. Idée d’un art qui entretient sa forme, comme on parlerait d’une pratique physique régulière. L’arrivée d’un prochain film du sud-coréen en France est souvent une question de vitesses : l’apparition groupée d’un voire deux films par an ou l’attente de long mois sans nouvelles. Cela ne tardera pas : Oki’s Movie, daté de 2010, sort le 7 décembre, et un projet (sans titre pour l’instant) avec Isabelle Huppert est en cours. Je souhaitais rencontrer HSS, mais il n’était pas présent à Nantes. Il faudrait cependant un jour s’entretenir longuement avec lui, pour retisser le fil constitué par une œuvre sérielle, beaucoup moins évidente qu’il n’y paraît.

Mercredi 23 novembre

Girimunho (Swirl)
Helvécio Marins Jr & Clarissa Campolina – 90’
5.5

Sans méchanceté, Girimunho est un petit film sur des petites vieilles. C’est le récit linéaire du quotidien des gens du Sertao, la région semi-aride du Nord-est du Brésil que jadis habitaient les cangaceiros de Glauber Rocha. Cela commence plutôt pas mal, par une danse et des chants envoûtants aux rythmes scandés. La suite applique le programme de manière plus scolaire qu’ensorcelante. Il délivre son aspect minéral de manière trop évidente et coule comme le fleuve de Sao Francisco, c’est-à-dire d’un flux naturel et parolier sur lequel on se laisse aisément bercer. Rythme obéissant à un tempo descriptif, non sans charmes, mais sans relief. L’ensemble manque de fermeté, malgré les présences attachantes des seniors, la volubile Bastu et la chanteuse Maria. En portugais, Girimunho signifie tourbillon, un événement capté par miracle par la caméra lors du passage d’une voiture, crée par un courant d’air balayant un sentier de terre battue. C’est fugace et discret, exécuté sans faire de bruit. Projet de cinéma modeste, sur la pointe des pieds, enregistrant les voix et les natures mortes, comme si les réalisateurs n’étaient pas là.

The Sword Identity
Xu Haofeng – 108’
4.5

Très peu connaisseur de wu-xia pian, je me glisse dans la grande salle 1 du Katorza sans trop savoir à quoi m’attendre. Il est annoncé que ce Sword Identity, et son titre évoquant Jason Bourne, vient en renouveler les codes : tournage en extérieurs et décor naturels. La présence de Yu Chenghui, un des acteurs du Temple de Shaolin (1982), est à la fois une caution et un leurre, comme si s’inscrire dans la référence suffisait à en légitimer la qualité. L’intérêt du film réside d’avantage dans son enquête aux allures de stratégies politiques que dans la qualité passable des combats filmés. Au cœur d’une guerre d’influence entre 4 écoles du sud de la Chine au XVième siècle débarquent de faux espions japonais (les maîtres sont trompés pas la forme incurvée de leur arme, signe de fabrication nippone), impossible à battre en duel. Il y a par ailleurs des idées curieuses de comédie : une troupe de courtisanes charmeuses et roublardes, ou cette troupe de soldats errants et peu dégourdis. Chorégraphiés par le réalisateur, les affrontements déçoivent en manquant de clarté, et leur découpage est parfois obscur -gros plans incongrus fragmentent l’espace au beau milieu des assauts.

Fable of the Fish (Isda)
Adolfo Borinaga Alix Jr – 85’
6.0

Comme son titre anglais l’indique, il s’agit d’une fable. Pas inoubliable, ce conte part d’un cadre réaliste, voire misérabiliste : un couple de quinquagénaire s’installe dans un bidonville de Manille non loin d’une immense décharge à ciel ouvert. La métaphore et le cadre orduriers se dissipent pourtant assez vite. Venus chercher du travail, le couple désire un enfant. Lors d’une curieuse séquence -entamée avec des images vidéos d’une récente tornade aux Philippines, le vœu de la femme est exaucé, mais sonne comme une malédiction : Lina accouche d’un poisson. C’est le nouveau point de départ d’un film qui s’annonçait étriqué, une comédie plus heureuse et bouffonne, où la foi permet au couple de rester debout. Belle énergie déployée par Lina pour conserver coûte que coûte son « fils », attaqué par les griffes d’un petit chaton –où les urgentistes ahuris renvoient la mère éplorée chez le vétérinaire.

People Mountain, People Sea
Cai Shangjun – 91’
6.0

Film-surprise de la dernière Mostra, People Mountain, People Sea est à double tranchant. Un homme arpente la région montagneuse de Guizhou au sud-est de la Chine à la recherche du meurtrier de son frère. Autant qu’un pitch de polar, c’est une occasion de dresser un tableau violent de la Chine contemporaine. La mise en scène oppose une grande clarté, donnée d’emblée avec sa maîtrise des plans-séquence, à l’ambiguïté des personnages. Durant ces deux heures, le taiseux Lao Tio est tout à la fois obsédé par la justice et la vérité –dont il a une vision peu orthodoxe– un homme sauvage et impulsif, voire une ordure. La méthode s’avère au final assez, démonstrative. L’assassinat du frère en ouverture est une première manière de créer le choc. En écran large dans une carrière, un homme marche sur un sentier montagneux, puis demande à un motard de l’accompagner au sommet. Dans le plan large suivant, cette même moto s’arrête pour que le conducteur aille pisser dans un coin. L’homme sort un couteau et la caméra panote pour capter les coups de surin sur le malheureux passager. Mais le plan n’est pas fini : alors que l’auteur du crime essaie plusieurs fois de démarrer l’engin, on entend off, les bruits de résistance de la victime. Nouveau pano, nouveaux coups de couteaux. Le reste du film ne s’avère hélas guère moins clinique. Cai Shangjun n’oublie aucun détail glauque, que ce soit une seringue plantée dans la cuisse d’un toxicomane apparaissant brutalement dans le champ, ou les lames de rasoir qu’expulse le même drogué dans des toilettes publiques. Ainsi, le film est toujours à la limite du passage en force, comme l’épilogue fracassant du coup de grisou dans la mine ou la première rencontre avec l’ex-femme de Lao Tie, ni plus ni moins qu’un viol.

Jeudi 24 novembre

Chatrak (Mushrooms)
Vimukthi Jayasundara – 90’
9.0

Entretien avec Philippe Avril (producteur français du film) à lire ici (lien).

Policeman (Ha-shoter)
Nadav Lapid – 105’
6.9

Policeman étonne par son approche directe et sa signature par des cadres coupants et fermés. Sa principale qualité découle d’une impitoyable dialectique où deux entités contraires sont finalement réunies par la violence de personnages automatisés. La première partie en montre une forme autoritaire mais légitimée : celle d’une unité de police. En ouverture, le héros, Yaron, physique de demi-dieu grec, balade ses larges épaules dans un paysage désertique de ce que l’un de ses amis nomme « le plus beau pays du monde ». La nation est ce pourquoi ils vivent. Ils sont flics et patriotes, unité combattante. Sûrs de leur puissance et de leur pouvoir décisionnaire, ils se dressent comme des sentinelles face aux épreuves et aux coups du sort : rédiger un rapport avantageux contre la liquidation de l’ennemi arabe, faire face à la maladie de l’un des leurs, tabasser un type venu voler des fleurs au cimetière, accompagner sa femme enceinte dans les escaliers. Leur job est simple : éliminer. Un des rares moments de travail est d’ailleurs réglé de la façon la plus neutre : un plan-séquence nocturne anti-spectaculaire où les hommes de l’unité abattent une cible dont on ne sait rien. Mais d’avantage que leur action, ce que filme Nadav Lapid est l’expression symbolique de la loi formée par cette amitié virile, au fond pas si éloignée de l’imagerie triomphante des soldats du grand Starship Troopers. Des super-flics qui révèlent évidemment des fissures : Ariel ne peut rien face au cancer, tandis que Yaron semble céder aux charmes des très jeunes filles. La deuxième partie suit un groupe terroriste israélien. Faisant écho au décor la première séquence – paysage montagneux similaire, même sortie commando- des jeunes s’entraînent à tirer sur un arbre. Également animés par l’esprit de combat, ils s’insurgent contre la violence de leur état. Mais alors que la première partie assène son image avec poigne, les apprentis révolutionnaires paraissent hésitants et peu sûrs d’eux, attirant d’avantage de sympathie – partie plus faible du film. Tous, sauf une, l’héroïne Shira, inquiétant personnage tragique, fille de bourgeois influencée par le leader dont elle est amoureuse. La force du film est de confronter précisément ces deux régimes de terreur, d’interroger l’identité nationale belliqueuse, inscrite de manière profonde dans la société israélienne. Le dernier tiers réunit les deux groupes lors de la prise d’otage d’un financier venu marier sa fille. Synthèse tragique et absurde durant laquelle Shira répète pathétiquement l’invitation envers forces armées de se joindre à leur cause, en leur hurlant au mégaphone qu’ils sont comme eux des « opprimés ». La rencontre de l’ordre et de l’ennemi venu de l’intérieur, décidé à tuer des compatriotes fortunés, crée pourtant étrangement le premier pas vers un impossible dialogue.

Saudade
Katsuya Tomita –167’
7.2

Pays fermé et récit ouvert. On se laisse porter dans l’univers ouvrier de Saudade dans un japon de crise et mondialisé. Il dresse l’image d’une nationalité disloquée, où les ouvriers se ruinent au jeu et rêvent de Thaïlande, où la minorité brésilienne a le blues, et où les rappeurs plus réactionnaires que contestataires s’affrontent lors de battle. C’est aussi, autant qu’une enquête nationale, un témoignage sur la lutte des classes. Au travers d’un récit fleuve (2h40) et feuilletonesque, Katsuya Tomita, raconte le quotidien ouvrier – classe dont il a fait également fait partie pour financer son film– pour se ramifier vers les sphères plus hautes (politiques, constructeurs immobiliers, tenanciers de bordel). Sans racolage, le film impressionne autant par sa qualité que sa quantité de matériau : un grand portrait composé de saynètes éparpillées, mais indéniablement passionnantes. Sans atteindre la force poétique d’un Pedro Costa ou l’ampleur sociale de The Wire, l’accent est mis sur la volonté de créer un film-monde, entre documentaire et trouées fictionnelles, construit par un montage patient où s’élèvent toutes les voix – prolétaires, prostituées, étrangers – de déclassés.

L’évidence même

Cut
Amir Naderi – 132’
7.9

Résumer Cut est à la fois simple et dangereux. Tout bêtement « cut » c’est couper : dans l’imaginaire, le terme évoque autant une vive blessure qu’il désigne une technique du cinéma (la coupe du montage). C’est présicment ce double sens, littéral et symbolique, qui fait le prix d’un film qui ne comporte pas plus de trois idées : 1. le cinéma comme art n’est pas mort, mais c’est une lutte de tous les instants. 2. Cet art a un prix, et quel qu’il soit, il faut le payer à un moment ou un autre. 3. S’il ne peuvent pas tout faire, il faut se servir des films pour réparer et améliorer, soigner les blessures. Il faut dire qu’Amir Naderi épuise son concept jusqu’au vertige, geste qui serait grotesque et excessif s’il ne témoignait pas d’une si grande foi. L’histoire est brutalement efficace. Shuji est cinéaste, à la fois un sacerdoce et une condition d’existence. Une passion qui s’affiche partout, saturant le cadre de son appartement, noyé par les signes de la cinéphilie (des dizaines d’affiches de films, de vieilles colleuses et de bobines). Cut joue de cette adoration jusqu’à la caricature. Par trois fois, Shuji se rend sur la tombe des grands maîtres du cinéma japonais (Kurosawa, Ozu, Mizoguchi). C’est littéralement, pour le cinéaste iranien en exil, une première dette. Car Shuji doit de l’argent. Son frère, qui finançait ses films, vient d’être exécuté par un clan de yakusa suite à un défaut de paiement astronomique de plus de 12 millions de yens. Shuji vient s’en acquiter à son corps défendant.

N’ayant aucun moyen de rembourser, il accepte alors ce qu’on croit être une provocation : se faire frapper en échange d’argent. Il encaisse les premiers coups, mais le défi se prolonge. Commerce du corps comme punching-ball : dans les toilettes du hangar théâtral des gangsters, Shuji observe les surenchères de la bande, défilé de parieurs hystériques sur le spectacle d’un fight club où l’enjeu est d’attendre la mort probable de l’unique participant. Le soir lorsqu’il rentre chez lui, le visage tuméfié et le corps couvert d’hématomes, l’artiste oppose cette violence à la rage cinéphilique : montrer coûte que coûte les classiques à ses étudiants, projeter ses films favoris à même la peau comme pour panser les plaies et les écchymoses. Le courageux réalisateur tiendra tête au gang jusqu’au dernier jour de l’échéance : ce sera 100 coups en échange des supposés « 100 plus grands films » récités à voix hautes. Annoncé « sans ordre de préférence », le choix de placer Citizen Kane en première position est autant une blague qu’une profession de foi. C’est aussi quelque part une forme d’évidence. Evacuant le superflu, Cut est à la fois absurde et impitoyable. Il est aussi bizarrement émouvant, lorsque le héros engage sa personne énonce son l’amour de l’art en échange d’une si grande douleur. Au mégaphone dans les rues Tokyo, le réalisateur hurle contre le cinéma devenu mercantile. Cette manière d’engager le corps bouleverse, à jouer la débauche d’énergie et l’épuisement physique. D’autant plus difficile ne pas être dès lors touché par ces efforts, qu’il le fait avec une telle précision, une telle confiance en lui, qui le rendent attachant et fort.

Vendredi 25 Novembre

Hoy No Tuve Miedo
Ivàn Fund – 120’
3.5

Les cinéastes ont des gestes parfois kamikazes. Sur scène au micro, la timidité et la gentillesse d’Iván Fund avant la séance relaient une sympathie immédiate pour l’homme et le projet. Celui d’un cinéma intime, un cocon sur lequel des milliers d’histoires pourraient se greffer. Or, se dresse une première heure sans aspérités, un acceuillant mais stérile portrait amoureux de proches ou non-acteurs. Près des visages, la caméra épaule capte les péripéties comme on ouvre le carnet d’une lointaine famille. Ce sont les aventures de deux sœurs, Aria & Maranela, femmes ouvrières et de leur entourage. Hoy No Tuve Miedo partie 1 est l’enregistrement d’épisodes familiaux, enfantins ou canins (la sympathique golden retriever Rita). La vidéo papillonne gentiment d’un groupe à l’autre au son régulier d’une rythmique folk. La partie 1 annonce évidemment un autre segment de Hoy No Tuve Miedo. Mais curieusement, celui-ci s’affiche sur un nouveau générique et de nouveaux protagonistes. Fragmenté entre fiction et matériaux issus du tournage, la confusion est grande. Lentement, le film s’étiole comme un feu de camp sans cesse ravivé par les participants. De temps en temps, une image captive, un paysage ou un geste touche. Il faut se raccrocher aux branches de l’image vidéo. En cette bruineuse matinée, le très jeune argentin (27 ans) avouait avoir peur de montrer son film devant une salle si comble, et nous de lui dire qu’on a toujours pas compris ce qu’il a cherché à faire.

Honey Pupu
Hung-I Chen – 102’
4.8

Fin 2005 dans les Cahiers du Cinéma, Emmanuel Burdeau traçait, à la lumière de Be With Me et Three Times, la voie du cinéma subtil. Si le concept critique était intéressant, le cinéma n’a guère suivi ce geste à la fois archaïque et high-tech. Un geste partagé entre l’ancien et le nouveau, où les pauses muettes (ou sourdes) y cotoyaient la haute définition, et où s’affichaient différentes formes d’écritures (la machine à écrire de Be With Me comme outil de narration ; les lettres manuscrites et les SMS dans Threes Times). Honey Pupu a ravivé cette forme flottante, ainsi que les souvenirs du spleen désenchanté de Millenium Mambo. Idée d’un double ancrage, à la fois tangible et sans support : tout chose finit inéxorablement par disparaître, si bien qu’il faut déplacer dans un ailleurs numérique l’inscription dans la vie. Ce discours volatile s’organise par un début éprouvant comme une très longue bande-annonce, où un groupe d’ados se constitue à partir de rencontres sur un mystérieux réseau social, où s’affichent des surnoms courants des tchats (Assasin, Dog & Cat, Vicky, Money alias Cheesebaby). Les codes des appareils quotidiens font désormais elles seules le travail d’expérience et de connexion entre les êtres : il suffit de rester brancher pour vivre sa vie. L’imagerie numérique y associe un autre médium plus archaïque, la radio, où un programme nocturne animé par Vicky répète le refrain du monde en train de s’éteindre (la vie et la mort des abeilles qui laisserait à l’humanité quatre ans de vie sur terre ; les lieux et les gens de Taipei qui disparaissent). La bande-son mélange classique et boucles électroniques, fragmenté par un montage non-contigu et papillonant. Mélancolie de publicitaire, Honey Pupu développe en creux une image geek et futile de la jeunesse, où compte d’avantage la vie du pseudonyme et de l’avatar pour fuir un réel dans lequel elle peine à se rattacher, et auquel le réalisateur a semble t-il, tourné le dos depuis longtemps.

Palmarès de l’édition 2011

Montgolfière d’Or, Grand Prix du Festival des 3 Continents : Saudade de Katsuya Tomita (Japon, 2011)

Montgolfière d’Argent : People mountain, People Sea de Cai Shangjun (Chine 2011)

Mention spéciale du Jury : Girimunho (Swirl) de Helvecio Marins Jr. & Clarissa Campolina (Brésil-Espagne-Allemagne, 2011)

Prix du Public : Policeman (Ha-Shoter) de Nadav Lapid (Israël-France, 2011)

Prix du Jury Jeune : Girimunho (Swirl) de Helvecio Marins Jr. & Clarissa Campolina (Brésil-Espagne-Allemagne, 2011)

par Thomas Fioretti
vendredi 16 décembre 2011

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