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Festival international du film

Amiens 2013

Of Horses and Men de Benedikt Erlingsson, Marfa Girl de Larry Clark, Le vaisseau des monstres de Rogelio A. Gonzalez, Leçons d’harmonie , Emir Baigazin, Before They Die ! de Reggie Turner, When I Saw You d’Annemarie Jacir, Les rencontres d’après minuit de Yann Gonzalez, 1956 de Ramon & Pedro, Alice in the Sky de Jonas Meier et Mike Raths, Hazel de Tamer Ruggli, L’amour bègue de Jan Czarlewski, Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen de Marie-Elsa Sgualdo, Mila de Kristina Wagenbauer, The Outsiders : The Complete Novel de Francis Ford Coppola, Sexy Dream de Christophe Le Masne, Océan de Emmanuel Laborie, Le dernier refuge d’Anne-Laure Porée et Guillaume Suon, La vida despues de David Pablos, Bobô de Inês Oliveira, Adela d’Avril Besson , Exil de Vladilen Vierny, Wipeout de Amine Berrada, Trucs de gosse d’Emilie Noblet,

#1 Dimanche 10 novembre

Of Horses and Men , Benedikt Erlingsson - 2013 - 85’ - Compétition longs-métrages.

2.1

Premier film de la compétition. L’Islande, plus de chevaux que d’hommes. Ceux-ci dominent sans partage, et pour le film, sans problème. Torrent d’analogies stupides : grimaces et rires chevalins en guise de critique des humains. On doit aussi beaucoup rire aux scènes de dressage, insipides plus que choquantes. Blagues vaseuses en tous genres, du sexe (les cris similaires à ceux qu’on pousse en tentant d’organiser un troupeau de chevaux) aux accents étrangers. Le western comme seul horizon possible, comme pour le film de Beauvois dont Erlingsson singe le titre. Espoir déçu : hymne au domptage des animaux et à la conquête de la femme par l’homme. Proposition de titre français : des étalons et des juments.

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Marfa Girl , Larry Clark - 2012 - 105’ - Rétrospective Tulsa Oklahoma Cinéma

4.0

Dernier film de Clark, inédit en salles et en DVD, diffusé uniquement en festival et en VOD. A la frontière mexicaine, des ados qui baisent, des flics qui voudraient bien. Les seconds tapent sur les premiers, l’économie de la répression irrigue l’économie libidinale et réciproquement. L’idée est transparente : une ado finit par coucher avec un flic, puis un autre la viole, puis rien. Clark emmerde le système hollywoodien parce que le sien marche très bien tout seul. Le sexe et la répression sont une seule et même chose, la baise ne sert qu’à réprimer le reste. Savoir-faire de la perversité, maîtrise perverse pour une seule bonne idée, sonore : les voix des femmes, face à l’absence d’institution valable, sont mixées pour ressembler à des sirènes d’alarme.

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Le vaisseau des monstres , Rogelio A. Gonzalez - 1959 - 81’ - Rétrospective Mexico SF.

6.0

Des humaines venues d’ailleurs arrivent sur Terre pour emmener un homme à même de faire redémarrer la natalité sur leur planète. Beau film mexicain de série Z. Vraiment, parce qu’il a une confiance infinie dans ses images, dans tout ce qu’il montre. Ne recule devant rien, ne veut pas tant tout montrer que dire qu’il peut montrer ce qu’il veut sans problème. Aucune hiérarchie entre les différentes images, très hétéroclites au demeurant. Gonzalez a l’air de dire “ce n’est pas Gravity mais c’est tout comme” quand des astronautes sortent dans l’espace. Aucun complexe non plus, pas par conscience de faire n’importe quoi, mais par esprit de sérieux. Le personnage masculin est un vrai troubadour, parfois émouvant parce qu’il voudrait qu’on croie à ses histoires. Il fait à la fois tout et rien pour. Le film traverse les genres sans s’engluer dans aucun, de la comédie musicale au western en passant par la SF.

#2 Lundi 11 novembre

Leçons d’harmonie , Emir Baigazin - 2013 - 115’ - Compétition longs-métrages.

5.8.

Film kazakh, en dépit de la note, s’avèrera être un des meilleurs de la compétition. Moyen mais intéressant. Deux garçons martyrisés par la mafia scolaire constituée par des caïds de leur âge. Ils commettent l’irréparable, connaissent plus tard la répression policière. Film fils d’Elephant. Aurait eu le prix de l’Education Nationale à Cannes. Bonnes victimes contre méchants apprentis mafieux au début ; attention très forte portée à des personnages considérés comme des individus libres malgré tout ensuite. Pas un film distancié, une proximité bienvenue qui refuse l’exotisme et l’universalisme abstrait en même temps. Pas exempt d’académisme non plus, assez conventionnel finalement, mais ça colle bien au sujet : comment les jeunes substituent à des institutions répressives une institution plus cruelle encore. Du coup, financé en grande partie par des fonds publics du Kazakhstan, il apparaît habile dans sa dimension critique.

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Before They Die ! , Reggie Turner - 2008 - 92’ - Rétrospective Tulsa Oklahoma Cinéma. 3.4

Film inattaquable a priori : documentaire maladroit sur le massacre des Noirs du quartier commerçant de Tulsa par les Blancs en 1921. A le mérite de porter l’événement à la connaissance des huit personnes présentes à la séance. Les témoignages appellent au « devoir de mémoire ». Naïf mais digne. Comparaison avec la Shoah fondée sur cette interdiction d’oublier. Gros problème ensuite : aurait-on osé, comme c’est le cas ici pour les images des commerces mis à sac, ajouter à des photographies d’un four crématoire de la fumée en mouvement ? La bonne comparaison, c’est la Nuit de Cristal. Pas besoin de preuves ni de grand spectacle à base de photomontages scandaleux. Ni d’une pareille violence faite aux images, car c’est tout ce qui reste aux témoins, déboutés de toutes leurs procédures en justice. Anecdotes intéressantes : discours courageux de Bush Jr sur le mouvement des droits civiques, attitude décevante d’Obama quand il rencontre les rescapés de Tulsa. On dirait qu’il s’en fout. Bush a l’air plus sincère.

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When I Saw You , Annemarie Jacir - 2012 - 97’ - Compétition longs-métrages.

5.5

Un camp de réfugiés palestiniens au Liban dans les années 70. Un fils et sa mère, le père sans doute mort. Mode irritante des héros-enfants sans intérêt aucun. Le garçon veut que tout soit normal. En fait, il est très réac : il rêve de donner des ordres, est fasciné par le combat militaire, méprise sa mère. Bon sujet potentiel, l’amour qu’un enfant aussi conservateur va porter à un groupe de révolutionnaires palestiniens chez qui il fugue. Humour bienvenu, parce que le film s’avère inoffensif. Les révolutionnaires sont des clowns qui croient divertir l’enfant alors que c’est lui qui les berne. Beau plan final, un peu facile mais il libère le film du carcan de sa mollesse. La seule audace du film : la mère poursuit son enfant qui court vers la Palestine. Arrêt sur image, on n’ira pas plus loin.

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Les rencontres d’après minuit , Yann Gonzalez - 2013 - 91’ - Compétition longs-métrages.

6.0.

Salle au tiers pleine seulement. Sûrement victime de la proximité de sa date de sortie. Trois belles idées, chacune tient vingt minutes. Comme une petite arme de poing, le film doit être rechargé sans cesse. Tourner en studio pour en faire le moins possible, à l’opposé de la surcharge qu’aurait pu susciter un hommage au cinéma « poétique » (Bava, blabla). Les personnages n’ont qu’un vrai désir, disparaître dans le décor pour sauver le monde. Ce qui a été soustrait revient à la fin. Le réel, les émotions, le sexe. Film de recyclage finalement. Cantona oblige, non ? Musique envahissante, mais qu’attendre d’autre de M83 ?

#3 Mardi 12 novembre

1956, Ramon & Pedro - 2013 - 6’ - Europe, Europes : “Short Suisse”

2.5

Un type ramasse une pomme, tombée de l’étalage d’une épicerie. La pomme brille, effet cheap. C’est une madeleine de Proust, idée banale. Retour en… 1956. Film fataliste, pas vraiment nostalgique, parle plutôt d’un retour en arrière inéluctable. Résume le pire d’Amélie Poulain en six minutes, belle performance.

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Alice in the Sky , Jonas Meier et Mike Raths - 2013 - 5’ - Europe, Europes : “Short Suisse”.

3.0

Les animaux, autrefois libres, sont désormais inanimés. Alors, dans un studio en forme de chalet, c’est la caméra qui tourne sur elle-même. Bizarre de voir que le studio devient ici le lieu par excellence de l’absence de prise de risques, alors qu’il devrait susciter toutes les audaces. Musique insupportable, le film finit par ressembler à un clip pour groupe en mal d’image de marque originale. Petit confort de la contemplation de la mort de l’animalité, le film construit un cercueil aux animaux. En bois (ici on ne fait pas les choses à moitié).

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Hazel , Tamer Ruggli - 2012 - 8’ - Europe, Europes : “Short Suisse”

2.4

Un garçon, homosexuel non avoué, vit avec sa mère hystérique. Film de publicitaire en devenir. Rien d’autre à proposer que la joliesse des ses images, vend l’homosexualité à coups de couleurs éclatantes. On est pas loin du drapeau arc-en-ciel, c’est l’idée. Face à une mère folle à lier, ça risque de ne pas suffire.

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L’amour bègue , Jan Czarlewski - 2012 - 20’ - Europe, Europes : “Short Suisse”

6.2

Un bègue n’arrive pas à draguer. Bonne idée : le bégaiement est l’occasion de réfléchir sur l’incorporation de séquences quasi-muettes à un film très bavard. Confrontation de deux manières de faire, beau renversement : les plans sur le garçon font faire des ratés à ceux sur la jeune fille qu’il aime. Ou le trouble amoureux bien expliqué.

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Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen , Marie-Elsa Sgualdo - 2012 - 15’ - Europe, Europes : “Short Suisse”

6.7

Film de montage inspiré. Le meilleur de cette série de courts. Deux voies possibles : faire une fiction avec les images comme prétexte, ou illustrer la fiction par les images. Sgualdo veut les deux et son film construit des ponts entre les deux manières. Mais elle choisit quand même son camp. La voix off est dans un délire narratif poussé à son paroxysme, jusqu’à rencontrer ce que montrent les images d’archives. Pèche parfois par excès de confiance dans l’effectivité de cette rencontre. Contourne le reproche avec légèreté : les images qui surgissent sont si différentes les unes des autres qu’elles désorganisent le récit oral à l’avance, pour mieux le rendre à sa fantaisie.

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Mila , Kristina Wagenbauer - 2012 - 17’ - Europe, Europes : “Short Suisse”

5.2

Blow Out, mais raté. L’ingénieur du son est une petite fille qui se promène avec son dictaphone. Chez De Palma, Jack était un héros romantique, un peu kitsch ; Mila est juste une emmerdeuse. Jette en pâture à sa famille un enregistrement des engueulades parentales remixées façon musique concrète. Pas mal à 10 ans. L’art conceptuel trouve ici sa justification utilitaire. Pitié, que les adultes cessent de se disputer.

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The Outsiders : The Complete Novel , Francis Ford Coppola - 1983/2007 - Rétrospective Tulsa Oklahoma Cinéma

9.8

Vu pour la première fois, dans sa version longue de 2007. Dans la liste des films à voir avant d’avoir vu n’importe quel autre film. Le soleil semble n’y jamais en finir de se coucher. Du coup, les ados (Estevez, Swayze, Cruise, Dillon, casting visionnaire) ressentent un besoin urgent de faire tout ce qu’ils n’ont jamais pu faire. Tout en ayant un temps infini, un coucher de soleil, pour y parvenir. Anti-West Side Story. Au lieu de la chorégraphie des claquements de doigts synchro, Coppola filme les chaussures : indice le plus sûr du monde auquel on appartient. Grande attention à la démarche des personnages, qui indique la marche à suivre pour rester du bon côté. La boue contre le bitume. “The Complete Novel”, sûrement l’ambition folle de tout saisir en filmant toujours le même détail. Pas juste une chronique d’un temps de la vie et d’une époque des Etats-Unis. Film qui aide à grandir, même à 20 ans passés.

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Sexy Dream , Christophe Le Masne - 2013 - 28’ - Compétition moyens-métrages

3.0

Quatre personnages, trois hommes et une femme. Une virée en taxi finit dans un bordel. Il faut le voir pour le croire : une agression sexuelle filmée comme un truc drôle et érotique. C’est ça, le désespoir masculin. S’arrête avant le moment où il allait proposer qu’on requalifie les tournantes en partouzes. Aurait pu s’intituler Sex on the Bitch, plus conforme à son esprit macho.

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Océan , Emmanuel Laborie - 2013 - 31’ - Compétition moyens-métrages

1.5

Les protagonistes, un couple sans histoires, sont punis pour ne pas avoir voulu aller voir Emmanuelle avec leurs amis. A la place, ils vont à l’océan. Conséquence, ça ressemble à un téléfilm coincé. Le couple va de frayeur en horreur : ils croient avoir perdu un de leurs enfants, finalement c’est le type que la femme désirait qui meurt sur la plage. Elle finit un peu nécrophile, ne veut plus de son mari, ça se voit mais le film refuse de jouer cette carte. Mieux vaut se serrer la main et accepter le match nul, soit rester ensemble même si on ne s’aime pas. Les hommes y apprendront qu’il faut dire aux femmes qu’elles sont belles, sinon soit on crève, soit on vit un enfer.

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Le dernier refuge , Anne-Laure Porée et Guillaume Suon - 2013 - 65’ - Le monde comme il va

5.0

Docu sur la lutte de Cambodgiens contre les multinationales qui veulent voler leurs terres, produit par Rithy Panh. Intéressant d’entrée de jeu. Critique en acte des images d’archives exposées au début : si elles existent, c’est pour recouvrir la misère de ce qu’il reste à filmer. L’ouverture montre pourtant a posteriori que le reste est faible. Esquisse d’un geste de résistance, les réalisateurs s’obstinent à montrer le désespoir et la lutte des locaux. Pourtant, filmer peut aussi être un acte de résignation. La preuve, il faut au film un personnage de photographe pour acquérir un second souffle : pourquoi ne pas résister, demande-t-elle aux paysans. Réponse parfaite : pourquoi photographier ou filmer ? Le contre-argument est faiblard, invoque la mémoire et les générations futures, mais le film ne s’interroge pas sur ce qu’il produit au présent.

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La vida despues , David Pablos - 2013 - 90’ - Compétition longs-métrages

3.4

Road-movie sans relief, la quête des deux protagonistes n’a guère d’intérêt : retrouver leur mère disparue, par amour sûrement. Principe directeur, ne montrer que l’essentiel, c’est-à-dire pas grand-chose, le superflu aurait sans doute donné un peu d’épaisseur au film. Puritanisme absolu, les deux fils ne parlent pas de ce qui les intéresse vraiment : le sexe pour l’un, l’amour pour l’autre. Parler vraiment du film nécessiterait de se transformer en psychologue de choc. Peu envie d’épiloguer sur les complexes d’un personnage de grand frère filmé sans arrêt le slip mouillé par la pisse, quand son frangin est montré le sexe à l’air sans arrêt.

#4 Mercredi 13 novembre

Bobô , Inês Oliveira - 2013 - 80’ - Compétition longs-métrages

2.2

Une bourge portugaise accueille chez elle une domestique noire envoyée et payée par sa mère, ainsi que sa fille, Bobô. Un faux mystère court tout au long du film : la protagoniste entretient la chambre de son fils pourtant décédé. Une dernière séquence le révèle avec fracas bien que ce soit évident depuis le début. Film pas exempt d’ambiguïtés quant au racisme. Les scènes qui font intervenir la communauté africaine sont troublantes. Gros plans sur des visages en transe, puis sur celui de la jeune bourgeoise mi-terrifiée, mi-envoutée. Le film se résume à ça, sinon c’est RAS..

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Adela , Avril Besson - 2013 - 35’ - Europe, Europes : La fémis

5.5

Docu sur une famille de Roms dans un campement de région parisienne. L’ouverture laisse la porte ouverte à des airs de fiction. Du coup, une assez grande liberté pour un film qui suit la famille avec un bel acharnement. Il ne milite pas, mais a choisi son camp. Motif récurrent : caméra portée derrière les membres de la famille, qui apparaissent comme des guides à suivre, mais ça ne transforme pas le campement en musée pour autant. Leurs trajets établissent une carte qui figure un manuel de survie en temps de racisme d’Etat. Finit en eau de boudin, les entretiens en situation s’enchaînent, le film s’enlise et ne ressemble plus qu’à un bon épisode d’Envoyé spécial.

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Exil , Vladilen Vierny - 2013 - 16’ - Europe, Europes : La fémis

7.4

Très beau film, décrit la France telle qu’elle apparaît désormais aux migrants : un long désert à traverser. Depuis longtemps, ce pays ne fait plus rêver, les immigrés lui préfèrent l’Angleterre. Pour les flics, c’est un terrain de jeu, la course-poursuite avec l’exilé est filmée comme dans un jeu de voitures ou un bon film d’action. Plus Bruno Dumont que Lawrence d’Arabie, s’abstient de faire de son protagoniste un héros de l’immigration. Le mode de vie français ? Des tentes sur une plage : un pays de bédouins et de touaregs, en somme. Ceux qui croient l’inverse ont heureusement déjà perdu la bataille.

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Wipeout , Amine Berrada - 2013 - 7’ - Europe, Europes : La fémis

5.9

Une nuit au Roxbury version expérimentale. Des ahuris dansent dans une boîte. Dans le film américain, les héros, deux frères, inventaient un concept de discothèque débile : the inside is the outside, and the outside… is the inside !. Chez Berrada ça donne : l’enveloppe extérieure de l’image est en fait un tableau ultra-pixellisé, un code informatique ; ce code informatique est la seule image avec laquelle il vaille la peine de jouer. Impression qu’ici aussi, les personnages sont en extérieur mais dansent au son sourd d’un mauvais DJ.

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Trucs de gosse , Emilie Noblet - 2013 - 30’ - Europe, Europes : La fémis

0.1

Pire film vu dans la Somme. La superproduction de cette série de courts estampillés Fémis. Deux filles et un homo craquent sur le même mec, ça se passe dans un cinéma Gaumont dont ils sont employés. Ressemble plus à une pub pour l’entreprise qu’à autre chose. C’est le lieu de toutes les aventures : une partie de jambes en l’air sur les cartons de Coca de la réserve. Toujours le fléau de la réconciliation : le film se termine par un câlin entre deux amoureux, c’est sûrement le confort des sièges de multiplexe. Donne envie d’aimer Marin Karmitz. Aussi, c’est une comédie, apparemment. Blagues pires que dans une production Pathé (au hasard, un Dany Boon) : avis aux amateurs, le Fémis Comedy Club est ouvert.

par Aleksander Jousselin
lundi 18 novembre 2013

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