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BEPPE GAUDINO aux Beaux-Arts

jeudi 15 mars 2012

Mardi 20 mars de 17h à 21h, salle de conférences de l’Ensba, palais des études, escalier de droite, 1er étage...

Projection en présence des réalisateurs des films :

Les champs brûlants

Catherine Libert et Stefano Canapa. 16 mm, n&b, 72 min, 2010.

Qu’est-ce que l’indépendance ? Promenade dans les friches urbaines et
cinématographiques de l’Italie avec Isabella Sandri et Beppe Gaudino, cinéastes
de notre temps. .. C’est d’abord une prise sur le réel, un jeu de regards entre
une foule anonyme. Puis le crépuscule, une nuit étrange, les mots de Rimbaud :
la recherche sur l’image devient prépondérante... (Cinéma du Réel 2011)

Giro di lune tra terra e mare

Beppe Gaudino. 1998, 35mm, vo st en, 101’.

Tours de lune entre terre et mer serait le titre littéral de ce beau film
de Gaudino. Entre terre et mer, entre antiquité et contemporanéité, entre
légende et réalité, le film nous conte l’histoire d’une ville, Pozzuoli, située
à quelques kilomètres de Naples. Pozzuoli est une ville où les traces laissées
par ’l’histoire’ remontent à 500 ans avant Jésus-Christ ; d’autres cicatrices
sont par la suite venues s’y ajouter : celles des épidémies de choléra ou celles provoquées par le banditisme. Gennarino est le jeune garçon qui nous fait le guide pour ce parcours inhabituel dans l’histoire et dans l’état d’âme de Pozzuoli. Des fragments historiques- surprenantes reconstitutions de séquences où l’empereur Néron, Agrippina ou Sybille sont protagonistes-s’entremêlent avec les événements qui touchent sa famille.

Une famille de pêcheurs, de condition très pauvre, obligée à déménager de maison en maison. Perpétuels déplacements qui pourtant s’inscrivent dans une temporalité et un espace continus. C’est bien ici d’ailleurs, que se situe l’incroyable singularité du film de Gaudino, dans cette capacité de raconter la continuité de l’Histoire, et donc des hommes. Coup de maître au niveau du montage, "Giro di lune..." propose plusieurs registres de lecture : le texte, parlé en latin, napolitain et italien (!) ; l’image, avec ses différentes textures et sensibilités ; et puis le son, la musique. (Nova cinéma, Bruxelles, 2003).