Pierre Creton / festivals / éphémères

Depuis trois ans, l’action culturelle discute d’elle-même, théorise dans des assemblées l’impasse où elle est, mais ne semble pas trouver la voie de sortie. Il y en a pas qu’une. L’action culturelle se réinvente sur le terrain, dans les salles, dans les programmations. Toujours la vieille règle selon laquelle les questions théoriques n’ont d’autres solutions que pratiques.

Exemple. A l’occasion du Mois du film documentaire en Ile-de-France, l’Association des Cinémas de Recherche d’Ile-de-France met à l’honneur le cinéma de Pierre Creton. Sortie radicale. Il s’agit de montrer que le réseau est capable, a les moyens et l’envie, de mettre en avant un cinéaste que le circuit commercial, d’auteur ou mainstream, n’envisagera jamais de distribuer. Deux films de Pierre Creton sont sortis en salle : Secteur 545 et Maniquerville, ses deux longs-métrages. Or, l’œuvre de Creton, c’est à ce jour près de vingt films, de toutes durées et écritures, et les deux longs-métrages distribués ne donnent qu’une vision très limitée de la beauté de cette œuvre et de son importance dans le cinéma français contemporain.

Salle par salle, avec la complicité des programmateurs de l’Île-de-France, l’ACRIF accompagne les films, organise des rencontres, réunit autour de Pierre Creton des critiques, des écrivains, des artistes. Comme nous l’avions fait pour Lech Kowalski, Independencia veut inscrire en HTML une trace de cette action exemplaire. Parmi l’ensemble des textes, photos et dessins de Pierre Creton et de ses compagnons critiques, nous avons demandé à deux écrivains, Stéphane Audeguy et Yannick Haenel, invités par Pierre Creton à dialoguer en salle avec lui, d’écrire chacun un texte inédit.

En HTML mais pas seulement : un petit livre en collaboration avec l’ACRIF : Habiter, cultiver, filmer. Pierre Creton. Conversations avec Cyril Neyrat. Conçu à l’occasion de cette programmation, il est offert aux spectateurs venus rencontrer Pierre Creton dans les salles du réseau ACRIF.

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